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 A new twist on an old classic (joyeux nowel)

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Sophie Durocher
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Sophie Durocher

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MessageSujet: A new twist on an old classic (joyeux nowel)   A new twist on an old classic (joyeux nowel) EmptyMer 26 Déc - 18:51

La premier dépôt avait eu lieu il y a quelques mois. Elle consultait ses courriels depuis son lit avant de se lever et avait reçu une notification d’un transfert à venir, d’une valeur totale de 20 000 $. Provenance inconnue. Elle avait cru à une tentative de hameçonnage et avait continué de prendre ses messages sans se poser plus de questions. Elle s’était levée, s’était servie un café. C’est une fois au salon que la réalité l’avait rattrapée et que la gravité avait attrapé sa tasse, la faisant voler en éclats sur le plancher. Au milieu du salon, étendu par terre, se trouvait un homme dans un état critique. Du sang partout, un bras dans un angle anormal. Aucune trace d’entrée par effraction. Aucune trace de quoi que ce soit d’autre que la marre de sang qui s’était formée autour de l’homme. Et sur la table à café à côté de lui, une enveloppe adressée à son nom : Sophie. Seulement son prénom. Rien d’autre. L’enveloppe était épaisse et l’avait hautement intriguée, mais elle s’était penchée pour prendre le pouls de l’homme avant d’y toucher. Toujours vivant. Elle s’était redressée rapidement, essuyant le sang qui avait taché ses mains sur sa robe de chambre en grimaçant. Son deuxième réflexe avait été de prendre son téléphone et de composer le 911, mais la curiosité l’avait emporté sur le bon sens et elle s’était emparée de l’enveloppe, l’avait faite tourner entre ses doigts pendant de longs moments, incertaine. Lorsqu’elle l’avait ouvert, elle y avait découvert 200 billets de 100 $ et une note manuscrite. « Pas un mot. Pas d’hôpital. Faites en sorte qu’il vive. Appelez à ce numéro lorsque vous aurez terminé et quittez votre maison pour deux heures. »

Personne n’avait répondu lorsqu’elle avait téléphoné. Elle avait pris son manteau, lancé un dernier regard à l’homme étendu au sol qu’elle avait passé cinq heures à nettoyer, soigner et surveiller. Il n’était pas réveillé, mais autant qu’elle pouvait en juger sans équipement médical, il était stable. Elle avait hésité avant de partir. Devait-elle rappeler le numéro et essayer de parler à quelqu’un? La note n’en disait pas plus. Devait-elle laisser la porte déverrouillée? Elle ne se souvient plus de ce qu’elle avait décidé de faire. Seulement qu’elle était partie. Elle était allée s’asseoir dans son café préféré et avait bu plus de café que ce qui est recommandé dans une journée. Elle avait pris le journal, mais avait été incapable de le lire. À son retour, plus aucune trace des événements. L’homme avait disparu et le sang aussi. Elle ne l’aurait pas cru possible. L’enveloppe était toujours sur la table à café. Aucun billet ne manquait.

Au fil des mois, il y en avait eu d’autres. Toujours la même façon de procéder. Un courriel, un ou une inconnue dans son salon en très piteux état, une enveloppe et les mêmes instructions. Le montant n’était pas toujours les mêmes. Parfois plus élevés, parfois un peu moins. Ces personnes ne devaient pas toutes avoir la même valeur pour ceux qui arrangeaient les choses. L’enveloppe la plus charnue qu’elle avait reçue avait contenu 50 000 $. Jamais de nom. La plupart de ses « patients » ne se réveillaient pas pendant qu’ils étaient chez elle, mais certains l’avaient fait et leur conversation était toujours assez cryptique. Ils laissaient passer beaucoup de choses. Plus de silences qu’autre choses et la plupart des questions qu’elle posait ne recevaient comme réponse qu’une autre question. Elle en avait pris son parti.

Depuis la mort de son mari, elle n’avait pas roulé sur l’or. Ses enfants avaient quitté le nid depuis quelques années et leurs contacts étaient limités. L’argent qu’elle recevait de cette façon lui avait permis de redresser grandement sa situation, et même de donner un coup de main à sa fille lorsqu’elle était tombée quelques mois en retard sur son loyer.

Elle avait appris à ne pas trop se poser de questions. Qui étaient ces gens? Était-elle la seule infirmière de la ville à hériter de ce genre de contrats mystérieux? Ça n’avait pas beaucoup d’importance. La vraie question était comment avaient-ils su qu’elle avait les compétences pour le faire? Elle n’était pas médecin, même pas infirmière. Elle n’avait aucune instruction dans ce domaine. Sa seule expérience avait été de recoudre son mari à maintes reprises après ses combats. Elle avait beaucoup aimé Patrick et avait appris à vivre avec ses drôles de passe-temps. Les combats illégaux en faisaient partie. Il était revenu amoché plus de fois qu’elle ne pouvait se rappeler et elle avait appris au fil des urgences à effectuer diverses procédures. Points de suture, nettoyage de plaie, os cassés, etc. Le tout avait été fait dans l’intimité. Comment ces gens avaient-ils pu savoir? Elle posait la question chaque fois qu’un de ses patients était conscient, mais elle n’avait jamais obtenu de réponse.

La nuit dernière toutefois, la procédure avait été dérangée. Et pas qu’un peu. Elle avait été réveillée par un bruit de verre brisé. Des pas dans le salon et finalement un bruit sourd, lourd. Elle s’était empressée de se lever et de s’emparer de bâton de base-ball de son fils, qu’elle gardait toujours près de son lit. C’est à demi vêtue mais prête à défendre son territoire qu’elle avait dévalé l’escalier jusqu’au rez-de-chaussée pour y trouver son patient le plus récent. Mais rien n’allait. La porte avait été forcée. Le sang avait laissé une longue traînée entre la porte et le centre de la pièce et elle s’imaginait qu’il y en avait aussi dehors. Ses yeux avaient cherché l’enveloppe par habitude, mais ne l’avaient pas trouvée. Est-ce qu’il s’agissait bien d’une livraison pour elle ou est-ce que cet hurluberlu s’était retrouvé ici par hasard? Dans tous les cas, que faire? Devait-elle suivre la procédure ou téléphoner à la police? Ce furent les râles d’agonie de l’homme qui la décidèrent.

Elle avait laissé tomber son arme de fortune par terre et s’était précipitée près de lui pour le retourner et pouvoir mieux l’observer. Elle ne lui trouvait pas de pouls, mais il était bien vivant. Le visage était presque intact, à l’exception d’un grand voile de sang qui devait venir du cuir chevelu. Elle avait localisé rapidement la plaie, mineure mais tout de même présente. Le gros des blessures avait l’air de se concentrer au niveau du corps, sinon pour quelques lacérations mineures sur les membres. La chemise était tellement maculée de sang qu’elle ne parvenait même pas à voir les déchirures qui s’y trouvaient. En la retirant du dos de son patient, elle avait eu un haut le cœur. Avec quelle sorte d’arme on lui avait tiré dessus, elle n’aurait pas su le dire, mais son torse était en lambeaux. Probablement le genre de munitions qui explose avant l’impact pour causer un maximum de dommages à la victime. Elle avait retiré des balles avant, mais généralement une seule dans un même corps. À l’œil, elle devinait au moins une trentaine de points d’entrée. Comment cet homme avait-il pu arriver ici et rester en vie? Elle n’en avait pas la moindre idée, mais ça relevait du miracle. Impossible qu’aucun organe n’ait été touché. Il devait y avoir une quantité effroyable de dommages internes. La respiration du jeune homme, car il ne devait pas avoir plus de la mi-vingtaine, à l’oeil, était laborieuse et creuse. Elle avait deviné une côte cassée, mais en l’examinant de plus près, elle en avait compté trois. Seigneur…

Elle ne pensait pas qu’il passerait la nuit. Elle s’empara de son téléphone et composa le numéro qu’elle connaissait maintenant par coeur. Pas de réponse, comme d’habitude. Est-ce que quelqu’un surveillait cette ligne si aucune livraison n’avait été effectuée préalablement? Elle n’avait aucun moyen de le savoir. Et surtout, elle n’avait aucune certitude quant à la probabilité que le jeune homme passe la nuit. Elle s’était néanmoins attelée à la tâche. Elle avait nettoyé toutes les plaies qu’elle pouvait voir. Armée de pinces, elle s’était acharnée à trouver chaque petite pièce de métal qui était allée se ficher en lui. Les éclats étaient cassés et coupants, irréguliers. Elle avait dû faire attention de ne pas causer davantage de dommage en les retirant. Sur le plancher plus tard, elle en compterait plus d’une centaine. Elle avait de nouveau nettoyé toutes les plaies, les avaient bandées et s’était appliquée à bander également la cage thoracique de l’homme. Assez serré pour limiter les mouvements, mais pas trop serré non plus, afin de permettre aux côtes de se placer d’elles mêmes. Cet homme en avait pour des moins de convalescence, assurément.

Elle lui avait administré des anti-douleurs et avait ensuite entrepris de nettoyer les dommages, en commençant par le sang dans sa cour. Pas question que ses voisins puissent se poser des questions. Elle reviendrait au carreau brisé plus tard. C’était moins urgent. Elle avait voulu éviter de bouger le jeune homme, mais avait tout de même pris le temps de le tirer jusqu’au sofa afin qu’il soit un peu plus confortable. Elle avait essayé de recomposer encore le numéro plusieurs fois, sans résultat. Elle n’avait jamais perdu de patient. Les lettres n’avaient jamais mentionné ce qui lui arriverait si elle ne parvenait pas à les sauver. Elle n’avait pas l’impression que c’était une option. Mais elle croyait l’apprendre bientôt. Les chances étaient minces pour qu’il survive. Elle n’avait pas décelé de traces d’infection et c’était bon signe, mais elle n’avait aucun moyen de vérifier l’état des organes. Elle n’avait pas l’équipement des professionnels, ni leur expertise. Elle avait passé la journée assise sur le sofa d’en face, les rideaux tirés dans toutes les fenêtres. Elle avait fini par s’endormir, épuisée.

À son réveil, son patient était toujours vivant et toujours inconscient. Pas de température. À vrai dire, sa peau était même glacée. Elle changea ses bandages. Les plaies étaient toujours à vif, mais d’une couleur souhaitable. Toujours pas de trace d’infection. C’est en tâtant les côtes de son patient qu’elle eut une nouvelle surprise. Elle était sûre d’avoir compté trois côtes cassées hier, mais elle n’en trouvait que deux aujourd’hui. Elle se leva brusquement, paniquée. Elle remarqua que la respiration du jeune homme était déjà moins laborieuse. Elle défit de nouveau les bandages qu’elle venait de refaire sur son ventre pour regarder les plaies. Elles étaient trop belles. Ce qu’elle avait pris pour un bon signe plus tôt était tout simplement impossible. Le progrès était trop rapide.

Elle fit les cent pas un bon moment dans son salon, incertaine. Quelque chose n’était définitivement pas normal avec ce patient, et ce n’était plus seulement à cause de la façon dont il était arrivé chez elle. Elle eut encore envie de téléphoner au numéro qu’on lui avait laissé, mais décida de n’en rien faire. Jusqu’à preuve du contraire, cet homme n’était pas une livraison. Il n’était qu’un inconnu qui avait atterrit chez elle. Et un mystère qu’elle trouvait de plus en plus inquiétant. Tout cela n’était pas naturel, et probablement dangereux. Elle sortit de la pièce pour monter à sa chambre, déchira ses draps pour en faire de longues lanières qu’elle ramena avec elle en bas, où elle entreprit de lier les poignets du jeune homme à la structure du sofa. Elle s’assura que les liens étaient solides et s’autorisa enfin à se rasseoir. Toutefois pas sans reprendre son bâton de base-ball, et surtout sans détourner les yeux un instant de l’homme qui était toujours inconscient dans son salon.

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